juliepondichery

blog perso de compte rendu de stage effectué pour la validation d'un master 2 pro

Thursday, June 15, 2006

Je me suis rendue compte que je n avais pas reellement expliquer la situation des MSM en Inde, trop tendance a parler de ma petite vie ici, c est inadmissible... Je reagis notamment parcque Segolene qui est au senegal a fait la pub de mon blog sur le sien en le decrivant comme qqch ds lequel on etait susceptible de trouver des infos sur le sujet.
En resume biensur, l enorme obstacle legal au respect de leurs droits est la section 377 du code penal indien qui interdit les "sexual intercourse against nature": les relations sexuelles contre nature, ce qui ne veut absolument rien dire> Les juristes doivent deja hurler: eh oui le caractère precis d un texte de loi, en particulier ds le domaine penal, est une garantie contre son interpretation extensive, notamment ds un sens defavorable aux libertes de l individu auquel il s applique. Cf Napoleon "une bonne constitution se doit d etre courte et obscure"... Chose quia bien favorisé l'extension de ses pouvoirs jusqu'au point que l'on connaît tous...
Comme tout mauvais texte de loi, son application n'a pas de cadre défini: il est donc utilisé pour criminaliser l'homosexualité, la zoophilie, la sexualité autre que "vaginale" et reproductive (anal et oral même hétérosexuelle) et le viol si je ne m'abuse....
Cette bonne idée fut celle des Anglais. Ils l'ont en effet intégré au système pénal Indien en 1865 et, bien que son jumeau britannique n'existe plus depuis bien longtemps, personne n'a pris l'initiative de faire de même ici.
Alors voilà où en est...
Il y a qqs années, une ONG a tenté de dder à la Cour suprême Indienne de suppimer ce texte pour son aspect discriminatoire et irrespectueux des libertés individuelles, masi très courageusement, les juges ont répondu que, d'une part une telle décision ne pouvait relever de leur compétence car cela était du ressort du Parlement (comment faire pour s'adresser directement à l'assemblée? Pas d'indication biensûr...) et d'autre part que cette section devait être maintenue pour garanir à lInde un environnement social "sain".
Des voix continuent de s'élèver ds la sté civile contre cette injustice mais no concrete results for the moment...
Viennent ensuite la tonne de préjugés dont est victime la communauté homo: c'est une maladie (qd ils vont à l'hôpital et qu'ils ont le malheur de révéler leur identité sexuelle, on leur fait des électrochocs au cerveau...), tous les homos st pédophiles, ils sont dangereux et violent à la moindre occasion, ils sont une menace pour la "culture Indienne" et la société en général, ou encore c'est un comportement voire un vice importé par les occidentaux (bah oui car en Occident, pas de pblm, les minorités sexuelles n'ont pas eu à se battre pour qu'on les considère peu à peu comme des sujets de droits à part entière!!!!)
Difficile de reporter ici toutes les abérrations et conneries en tout genre que j'ai pu entendre à ce sujet, et ce peu importe l'âge de l'interlocuteur...
petits extraits de mon rapport pour éclairer votre lanterne:
"CBO de Pondicherry (Community based organization) agissant au profit des MSM (men who have sex with men).
On ne peut, en effet, parler ici d’homosexualité, dans le sens “occidental” du terme. Cette problèmatique est, en tout point, différente. La notion de MSM, ne qualifiant qu’un comportement sexuelle, recouvre des réalités tout à fait différentes. Le contexte socio-culturel, marqué par l’omniprésence du Masculin dans les espaces publics, constitue un terreau favorable à l’émergence de pratiques sexuelles intra-genre. Ces dernières ne sont pas perçues comme des expériences “sexuelles” à proprement parlé, révélatrices d’un choix socio-affectif alternatif, mais bien plutôt comme des activités ludiques sans signification profonde.
On ne peut donc parler d”identité sexuelle” pour la majorité des MSM en Inde. "
"Il est, pour autant, possible d’identifier des sous-catégories, au sein de cette population/ de MSM suivant le rôle que chacun joue lors de l’acte sexuel. Cette différenciation s’avère revêtir une importance fondamentale, révélant/des profils psycho-sociaux totalement distincts.
Les “kothis” correspondent aux partenaires passifs, reconnaissables à leur attitude éxagérément efféminée, les “panthis” aux partenaires actifs, les “double-deckers” pratiquant indifféremment l’un ou l’autre de ces rôles.
Les panthis sont basiquement hétérosexuels, mais frustrés par l’imperméabilité de la frontière existante entre les genres dans la culture Indienne, ils n’ont d’autres choix que d’assouvir leurs désirs et leurs besoins primaires avec d’autres hommes en attendant le mariage ou la fortune qui leur permettraient de se payer les charmes d’une prostituée.
Les “Aravani” ont une place à part en tant que transsexuels et constituent le noyau central de la communauté MSM.
La plupart du temps, les Kothis sont envisagés, par leurs partenaires, comme des “moyens” de soulager leur frustration sexuelle. Il est, en effet, surprenant de découvrir le nombre de personnes mariées s’adonnant à ce genre de pratiques.
Les traditions pesant lourd sur la vie privée du couple (souvent marié du fait de la seule volonté des parents), l’homme, toujours plus libre que son épouse, tentera d’aller chercher ailleurs le plaisir qu’il ne trouvera jamais chez lui. Cette quête aboutira souvent à la relation homosexuelle monnayable lors de laquelle certains comportements sexuels plus “originaux” sont possibles.
Dans ce sens, il a même été observé par Sahodaran que la première expérience sexuelle des jeunes hommes Indiens se faisait quasi-systèmatiquement avec un partenaire du même sexe ou un transsexuel."
Voilà, je reste à votre disposition pour plus de précision, car je reconnais que le sujet n'a éyé qu'effleuré!

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